[iLors du premier jour du mariage, les envoyés du mari dits ISNAYEN au nombre de 10 (5hommes et 5 femmes) se rendentnt à la maison de la mariée munis d'un trousseau modeste et de cadeaux de mariage. Entre autre, un mouton et une grande galette dite ABADIR que les ISNAYEN découpent sur les lieux de la cérémonie en petits morceaux et distribuent aux assistants au mariage. Ils sont accueillis chaleureusement par les invités de la mariée. Bientôt la grande cérémonie du henné prend lieu. Un groupe de femmes entoure la mariée et entame le fameux rituel du henné.
Une femme âgée usant d'un flocon de laine imbibé de henné, marque la mariée au niveau de quelques articulations en commençant par le côté droit se servant d'un fil de laine en entrelacs, elle relie à la base des doigts des deux mains de la mariée I[i]ZELOUMEN celle-ci est ensuite vêtue d'un habit blanc AQUIDOUR.
Pour la coiffure, les cheveux de la mariée sont peignés et enroulés en forme saillante appelée communément ABOUY.
Son visage est alors voilé d'un foulard en soie dit TASBNIYETE et un collier en ambre dit LOUBAN qui est mis autour de son cou. Une couverture simple dit IZAR est agrafé avec des fibules dites TISOUGHNASSE. Elle porte sur son front, une pièce de monnaie DORO.
Une fois la mariée chaussée de Babouches TIKOURBIYINE et embellie par quelques retouches esthétiques, le rituel du henné prend fin. Le cortège accompagnateur protégé par les envoyés du mari doit vaincre la résistance livrée par les habitants du Ksar d'origine de la mariée qui s'opposent énergiquement à son départ.
Arrivée à destination, le cortège fait le tour du Ksar 3 fois en exhortant les saints locaux d'accorder leur bénédiction à la nouvelle mariée, celle-ci accède enfin au domicile conjugal.
En dernier lieu et avant de devenir la maîtresse de maison, une vieille dame recouvre de miel le pied de la jeune mariée.
Evidemment, aujourd'hui les traditions sont peu pratiquées mais restent très importantes dans certaines régions.